Skip to main content

Actualités des associations pour tous les visiteurs


conférence du mardi 12 octobre 2021: « Deux siècles d’industrialisation et de désindustrialisation en Alsace » par M. Nicolas Stoskopf

25 octobre 2021

 

Après plusieurs mois d’interruption causée par la crise sanitaire, le cycle des conférences proposées par la Société d’histoire d’Ensisheim a pu reprendre.
A la suite de l’ AG du 12 octobre 2021, nous avons ainsi pu accueillir M. STOSKOPF, professeur émérite à l’Université de Mulhouse, et spécialiste de l’histoire de l’industrie, sur le thème « Deux siècles et demi d’industrialisation et de désindustrialisation en Alsace».

Nous remercions la ville d’Ensisheim d’avoir mis à disposition la salle de la Régence et avons eu le plaisir d’accueillir une trentaine de personnes munies de leur passe sanitaire.

M. Stoskopf commence par expliquer qu’il n’y a pas l’industrialisation d’abord et la désindustrialisation ensuite, mais que les deux mouvements sont étroitement liés : quand la filature se mécanise au début du XIXe siècle, des milliers d’emploi de fileuses à domicile sont détruits…Ce qui compte pour un territoire, c’est le solde entre les deux mouvements. A l’échelle de la France, le tournant majeur se produit en 1974. En Alsace, il faut aussi se poser la question de l’impact des guerres et des changements de nationalité.

Il appuie sa démonstration sur des cartes réalisées pour l’Atlas historique d’Alsace, accessible en ligne ( http://www.atlas.historique.alsace.uha.fr/fr/ ) et en version papier publiée en 2019 (sous la direction d’Odile Kammerer).
Deux modèles principaux d’industrialisation caractérisent l’Alsace : dans les trois villes réformées, Mulhouse, Sainte-Marie-aux-Mines et Bischwiller (Bas-Rhin), un mouvement collectif mobilise les entrepreneurs pour produire un produit nouveau demandé par le marché : ainsi à Mulhouse, la fabrication des indiennes (toiles imprimées) à partir de 1746 déclenche une véritable révolution industrielle (filature, tissage, impression, chimie, constructions mécaniques) qui se répand dans les vallées vosgiennes et jusqu’à Colmar.

Au contraire, dans le Bas-Rhin, c’est un mouvement lent (et peu visible…) d’accumulation d’activités traditionnelles et artisanales mises en œuvre par une population essentiellement rurale, dispersée, mais également en surnombre et intéressée par des activités pouvant lui procurer un complément de ressources. Aux moulins, brasseries, tanneries, tuileries, poteries, etc… (souvent dirigés par des petits patrons protestants luthériens) s’ajoute le travail à domicile (tressage de chapeaux de paille en Alsace bossue, chaussons à Wasselonne, bonneterie à Barr, etc…). Finalement, ces activités font vivre autant de monde que la grande industrie haut-rhinoise vers 1870.
Ainsi les deux départements présentent des physionomies différentes :
les brasseries se trouvent surtout dans le Bas-Rhin, alors que le textile est concentré dans le Haut-Rhin.

Les guerres ont des répercussions sur la production industrielle.
L’annexion en 1870 a eu, dans un premier temps des conséquences négatives, car certaines productions (indiennes) étaient destinées au marché français .
Certains industriels ont quitté l’ Alsace pour s’installer ailleurs (et parfois avec leurs ouvriers comme c’est le cas pour une entreprise de Bischwiller partie avec les ouvriers s’installer à Elbeuf , dans la région de Rouen !) . Des investissements sont alors effectués dans les Vosges ou dans le Territoire de Belfort… Mais des investisseurs allemands apparaissent, intéressés d’abord par le secteur pétrolier (Pechelbronn). Strasbourg et sa banlieue connaissent une grande expansion: agro-alimentaire, industries d’équipement, entrepôts de charbon…Certaines entreprises deviennent des géants comme la SACM à Mulhouse.

La guerre de 14-18 est très difficile pour l’industrie alsacienne (proximité du front, manque de matières premières, méfiance des Allemands).
En 1918, les industriels allemands sont expulsés après le retour de l’Alsace à la France. Suit une période compliquée entre les deux guerres mondiales : certaines branches s’en sortent bien (brasseries, métallurgie), mais le textile doit trouver des débouchés sur les bouchés coloniaux.

Les « 30 glorieuses » (1945-1973) seront en Alsace synonyme de déclin pour de nombreuses entreprises et de mutations industrielles pour d’autres : la crise du textile entraine la fermeture définitive de nombreuses usines parvenues à bout de souffle et qui appartiennent désormais au passé.

Mais des industries nouvelles apparaissent notamment sur les bords du Rhin : à Chalampé, Ottmarsheim, Fessenheim, Strasbourg…

On rêve d’implantation massive d’industries lourdes pouvant faire de l’Alsace « un nouveau Texas ».
Des société étrangères s’intéressent à l’Alsace et des nouveaux noms apparaissent : TIMKEN, GENERAL MOTORS, MARS, LIEBHERR…
Pendant qu’on détruit l’ancienne industrie, une nouvelle se met progressivement en place, et globalement, la création d’emplois industriels reste positive.
Pourtant des signes inquiétants apparaissent : les mines de potasse, dont la production était destinée au secteur agricole, disparaissent en 1998, la SACM (10 000 emplois en 1955) est démantelée en 1965, des grands fleurons comme DMC ne sont plus sous contrôle alsacien, la famille HATT cède Kronenbourg…
A partir de 1974, malgré une vague de désindustrialisation, le chômage en Alsace n’est pas aussi élevé qu’ailleurs, du fait de l’embauche de nombreux Alsaciens en Suisse ou en Allemagne.
D’autre part on assiste à cette époque à un nouveau flux d’investissements étrangers : des Américains, des Suisses, des Allemands ainsi que des Japonais (notamment dans le vignoble) s’installent à leur tour pour développer leurs entreprises.
Cependant depuis 2002, on ne peut que constater une baisse continue de l’emploi industriel, malgré pourtant, la bonne implantation de nombreuses entreprises..
Le capitalisme « dynastique » a désormais fait place à un capitalisme « viager » :
entre 2002 et 2010, l’Alsace aura perdu près de 40 000 emplois industriels; son réseau d’entreprises moyennes et familiales a tendance à disparaître, ainsi que la transmission inter générationnelle.

L’Alsace reste une région industrielle importante, mais son taux de chômage a augmenté et nous devons constater un décalage d’avec le modèle rhénan que peut représenter le Bade -Wurtemberg par exemple.
Malgré ses atouts et son attractivité (diversité du tissus industriel et ses activités, importance des PME et artisanat, qualité de la main-d’œuvre) le solde d’activité apparait aujourd’hui négatif, et l’investissement étranger ne suffit plus à assurer le renouvellement du tissu industriel.

 


CENTRE AERE ETE 2021

8 juin 2021

C’est parti pour une nouvelle saison, sur le thème de l’Art en général. Un beau programme concocté par nos équipes, avec quelques surprises qui seront réservées selon l’évolution des protocoles sanitaires.

Programmes disponibles en mairie. ou sur simple demande par mail à animete_ensisheim@orange.fr

RDV le samedi 12 et le samedi 26 juin de 10h à 12h pour les inscriptions !!


R5 – Les fadas de la pétanque – 4 juillet 2021

8 juin 2021

Tournoi de pétanque au rubgy club le 4 juillet 2021 ! Les membres de la section rubgy à 5 se retrouvent pour la fin de la saison. Démarrage dès 10h

Participation sur réservation uniquement !

Repas de midi possible : 10 € par adulte, 5 € par enfant (tartes flambées à volonté, boisson, café et dessert inclus)


Fête de fin de saison au Rugby Club Ensisheim

8 juin 2021

Après une saison mouvementé en raison de la crise sanitaire, le rugby club souhaite tout de même finir l’année en beauté !

Il y a eu peu de tournois cette année, qu’à cela ne tienne, le tournoi parents / enfants est LE tournoi à ne pas manquer !

A vos agendas pour cette après-midi et soirée festive du 3 juillet 2021. Rendez-vous dès 14h !

N’oubliez pas de réserver votre repas du soir par téléphone 06 06 56 71 24 ou par mail au rugbyclubensisheim@gmail.com

Paella (boisson, dessert et café inclus) : 15 € par adulte, 10 € par enfant


Tournoi de rugby à 5 Ensisheim 20 juin

8 juin 2021
Tournoi de rugby à toucher R5 organisé par le Rugby Club Ensisheim le dimanche 20 juin de 9h à 16h au stade Foch
Si vous avez envie de découvrir cette discipline, n’hésitez pas à venir tester le rugby à 5 en famille ou entre copains à cette occasion.
Public:
Jeunes dès 16 et adultes jusqu’à 99 ans, homme ou femme
Equipes de 10 joueurs maximum
Inscriptions jusqu’au 13 juin par mail : rugbyclubensisheim@gmail.com
ou via la page Facebook du Club « Rugby Club Ensisheim » – message sur messenger.
20€ de frais d’inscription par équipe (1 boisson par personne inclue)
Tournoi limité à 10 équipes maximum
Repas de midi possible sur place : barbecue

Reprise des entrainements avec protocole sanitaire renforcé

12 janvier 2021

Nos rugbymen attendaient cette nouvelle depuis un moment maintenant ! La voilà ! Les entrainements reprennent au RCE !

Au vu des conditions imposées par le protocole sanitaire renforcé de la fédération française de rugby, quelques aménagements s’imposent.

L’entraînement des babys aura lieu les samedis matins de 11:00 à 11:45, à compter de samedi 16 janvier et jusqu’à nouvel ordre.
Seuls les enfants inscrits sur TeamPulse, avant vendredi soir, seront acceptés sur le terrain. Le port du masque est obligatoire pour les parents désireux de rester le temps de l’entraînement. Ceux-ci devront bien entendu respecter les distances de sécurité.

Pour les catégories U6, U8, les entraînements reprennent le samedi 16 janvier de 14h à 14h45 au stade avec les U10.

Les U12 et U14, s’entrainent dorénavant au terrain du Collège le samedi de 14h à 14h45 jusqu’à nouvel ordre.

Pour rappel, les jeunes sont déposés devant le portail (ou le stade) et récupérés à la fin de l’entrainement. Le port du masque est obligatoire jusqu’au terrain. Pas d’accès au clubhouse, ni au vestiaire, que ce soit pour les joueurs ou les familles. Les distances barrières sont privilégiées autant que possible !

Dernière grande nouvelle, le R5 reprendra aussi samedi 16/01
Notez bien les horaires 15h30 à 16h30.

Suite au couvre-feu de 18h, plus aucun entraînement n’aura lieu le mercredi soir et vendredi soir.

Au plaisir de vous retrouver sur le terrain les samedis !


FEERIES VIRTUELLES D’ENSISHEIM

2 décembre 2020

Cette année n’est pas une année comme les autres…. Pas de marché de Noël, pas de Fenêtres de l’Avent comme on le fait habituellement. Avec partage du chocolat chaud, des bonnes pâtisseries, et des papillotes….

Mais Mère Noël et Flocon Givré sont de retour! Elles ont pour mission de vous faire rêver un peu, de vous faire rire, et de partager quelques moments sympathiques pour égayer cette période de l’Avent.

Sans oublier les fenêtres de l’Avent. Tous les jours nos 2 compères vont vous faire découvrir l’un ou l’autre de vos commerces et commerçants de notre belle bourgade d’Ensisheim… et je ne peux que vous dire que les rencontres vont s’avérer pétillantes…

Pour celles et ceux qui ont une connexion sur les réseaux sociaux, nous vous donnons RDV tous les soirs à 18h sur la page « Féeries Virtuelles d’Ensisheim ».

Quelques surprises, petits jeux, et vote pour les fenêtres de l’Avent présentées… mais nous ne pouvons pas vous en dire plus…

Nous vous partagerons sur notre page, les photos et aventures de Mère Noël et Flocon Givré.

A très vite….

1 ère Fenêtre la Mairie
Ouverture de l’atelier secret du Père Noel

Poursuite de l’enseignement en période de confinement

17 novembre 2020

Poursuite de l’enseignement musical en période de confinement COVID 19

Le GEEM (employeur des professeurs de musique) autorise la reprise des cours d’éducation musicale à distance à compter du Lundi 9 novembre 2020.

Ceci est une très bonne nouvelle qui permet de poursuivre les activités de l’école de musique et l’éducation musicale de l’ensemble des élèves petits et grands.

Ne nous laissons pas manger par le COVID !

Maintenant au boulot, avec l’organisation de vos cours à distance, et le partage de nos connaissances autrement.

Les professeurs vont prendre contact avec leurs élèves rapidement si ce n’est pas encore fait afin de mettre en place les modalités pratiques d’enseignement à distance, horaires, application informatique…

Si vous rencontrez une quelconque difficulté, merci de prendre contact avec Sylvère Lemonnier rapidement.

Nous sommes très contents de pouvoir vous accompagner malgré cette situation de confinement partiel qui contraint nos activités.

Prenez soin de vous.
Musicalement,
Sylvère Lemonnier


Se garer en toute sécurité

12 novembre 2020

Information pratique

Lorsque vous désirez vous rendre à la Médiathèque,
plusieurs parkings existent à proximité.

Vous trouverez ci dessous un plan indiquant
les différents parkings du centre ville d’Ensisheim.


Conférence du mardi 13 octobre 2020, par M. Florent MINOT, archéologue : « les fouilles archéologiques récentes au centre ville d’Ensisheim »

12 novembre 2020

Conférence du 13 octobre 2020 :

  » les fouilles archéologiques récentes au centre-ville d’Ensisheim » par M. Florent MINOT  d’Archéologie Alsace

Florent MINOT

C’est dans le respect des règles sanitaires actuelles que le public composé d’environ 70 personnes a pu assister à la conférence de M. Florent Minot, archéologue à Archéologie Alsace.

Pour l’occasion, la  ville d’Ensisheim avait une nouvelle fois mis la salle de la Régence à disposition de la Société d’Histoire.

Dans  son exposé , M. Minot a expliqué le travail de recherches mené ces dernières années sur plusieurs sites à Ensisheim.

Il a rappelé que la ville  était riche de son patrimoine et de son histoire et a cité  quelques dates importantes:

-la première mention du nom d’Ensisheim remonte à 765 (villa)

-en 1213,  il est fait mention pour la 1ère fois d’un lien entre les Habsbourg et Ensisheim

-en 1263 ,  mention d’un fief castral à Ensisheim

-en 1351 , le château y est mentionné explicitement

-en 1360-1380,  le fossé

-en 1420,  des tours

-en 1433,  existence d’une  chancellerie

-en 1537,  existence de l’arsenal

-en 1584, création de l’atelier monétaire

-entre 1631 et 1638, la ville est plusieurs fois assiégée

-au 18éme siècle,  l’enceinte est démantelée

 Le conférencier a  poursuivi son exposé en précisant que les sites étudiés avaient été :

 -le site de l’ancien château (diagnostic de 2016)

-le site de la médiathèque (fouilles de 2018)

-le site de l’ancienne scierie SCHMIDT (fouilles de 2019)

l’ancien château

Le château est aujourd’hui disparu,  et ne subsistent désormais que quelques pans de murs (et le fossé intérieur), visibles dans le parc de l’hôpital.

Les fouilles pratiquées  ont néanmoins permis d’identifier une construction datant du 13ème siècle.  Des murs épais ont été dévoilés ((2,10 m de largeur), ainsi qu’une fondation maçonnée,  et un mur d’escarpe d’une hauteur de 4,80 m. D’autres éléments ont été observés,  comme des latrines, et en sous-sol, une grande partie des fondations ont été conservées.

Le château a été détruit au 17ème siècle, et a ensuite servi de carrières aux habitants d’Ensisheim pour leurs habitations.

Le site de l’ancienne scierie Schmidt

-Les recherches dans la propriété ont livré des traces importantes de l’enceinte médiévale.

Les dépotoirs de céramiques étudiées placent l’origine des fortifications au 13ème siècle, avec des travaux ultérieurs au 14ème siècle.

Ces éléments permettent donc de confirmer la fondation de la ville vers 1272.

Le mur d’enceinte a ensuite été  consolidé, modifié ou  reconstruit à différentes périodes.

Un bâtiment proche des fortifications a également pu être identifié au travers de ses fondations ; les éléments dégagés prouvent qu’il avait pu être luxueux , il est probable qu’il s’agisse du bâtiment de la chancellerie détruit lors de la guerre de Trente ans.

les fouilles sur le site de la médiathèque

Les travaux des archéologues  y ont dévoilé huit siècles d’occupation du centre ville.

Les premières traces remontent au 13ème siècle, sous la forme de vestiges « en creux » (fosses),  et de traces de poteaux en bois;  la présence de scories et battitures suppose l’existence d’un atelier de « type forge » .   Sur le reste de la parcelle, on suppute aussi des jardins et des enclos pour animaux.

A partir du 15ème siècle se sont  développées des habitations avec caves (une colonne en grès  soigneusement ouvragée, servant de soutien aux poutres d’une cave,  a été mise à jour).

Divers équipements comme des latrines et puits ont également été observés, dont l’un des intérêts est de déterminer une  partie de l’alimentation des habitants de l’époque, grâce aux objets (vaisselle) et restes organiques (graines…).

Ces habitats  sont détruits au 17ème siècle, vraisemblablement à cause des événements dus à la Guerre de trente ans.

C’est dans ces vestiges qu’a été découvert un dépôt monétaire exceptionnel.  Il s’agit d’un lot de 179 monnaies (dont 66 thalers), sans doute cachées du fait de la guerre (sous un plancher?), et réunies (à l’origine) dans une bourse en cuir ou tissu. Particulièrement bien conservées, leur poids total (avant tout de l’argent) est de 2,237kg. Ces monnaies sont pour l’essentiel d’origine locale, pour d’autres d’Europe centrale. La plus ancienne date des années 1510-1530; la plus récente a été frappée en 1631.  Au total, ce vrai trésor apparait aujourd’hui comme la plus importante découverte archéologique de thalers.

Un des thalers

 Il est actuellement en cours d’analyse afin de déterminer la composition des métaux, et leur provenance (analyse isotopique).

Par la suite, le quartier est réorganisé du 17ème au 19ème siècle, avec la construction de nouvelles habitations. Mais il s’y est aussi développé une activité artisanale de fonte de cloches, apparemment dans la 2ème moitié du 18ème siècle. Selon les empreintes de quatre moules, on y a réalisé des cloches de respectivement 1,40m, 1,15m, 0,95m et 0,70m de diamètre. On n’en connait pas la destination (église d’Ensisheim ou autre). M. Minot a d’ailleurs détaillé longuement les techniques mises en oeuvre  pour cette  activité particulière.

schéma des moules à cloches

Synthèse

Les études menées au travers des fouilles de ces récentes années ont donc permis, pour la première fois,  de confirmer par l’archéologie la date supposée de la fondation de la ville d’Ensisheim, contemporaine de son château et de ses remparts.

Il en ressort que la ville a connu son apogée politique et économique aux 15ème et 16ème siècles avant de subir les destructions de la Guerre de trente ans. Ensisheim, par la suite, ne parait pas par la suite avoir recouvré le niveau de vie des siècles précédents.

Des questions et un débat ont  suivi l’exposé passionnant de M. Minot .


Retour sur l’assemblée générale 2020 du RCE

12 novembre 2020

Le vendredi 03 octobre 2020 a eu lieu l’assemblée générale du Rugby Club Ensisheim.

Le club est revenu sur la saison 2019/2020 avortée pour cause de crise sanitaire.

Malgré cela, le club se porte bien. Et la saison 2020/2021 a commencée depuis fin aout, avec mesure barrière, mais aussi avec enthousiasme car le rugby a manqué à tous.
A noter, un nouvel éducateur en U14, et deux nouveaux éducateurs en Baby…..
Le président, Raymond Miesch poursuit sur sa lancée avec le soutien de Benjamin Gustave en qualité de vice-président.
A noter, les effectifs en hausse, tant au niveau de l’école de rugby, qu’au niveau de l’équipe de rugby à 5.
Continuons dans cette voie….. un club à taille humaine, familial où il fait bon vivre, où les enfants s’éclatent, les nouveaux venus au R5 itou….
Longue vie au RCE

Chorale : clin d’œil Covid-19

29 septembre 2020

La pratique de la musique est plus forte que la COVID-19 !

Pour répéter en toute sécurité nous disposons chacun de 4m² et nous chantons avec le masque.


Déménagement école de musique

29 septembre 2020

Notre école de musique fait peau neuve en ce mois de Septembre 2020. En effet la municipalité d’Ensisheim nous a intégré dans son projet de Médiathèque « pôle culturel »

Nous bénéficions de magnifiques locaux, bien conçus et étudiés pour nos cours de musique. Ce sont des espaces lumineux et bien insonorisés.

Nous avons donc laissé notre vieille école à la maison des associations pour déménager au coeur de la ville dans ce bâtiment à caractère culturel et interculturel.

Seulement, nous avons rencontré un petit problème, un de nos pianos ne passait nulle part, seule la fenêtre du 1er nous a permise d’installer celui-çi dans la salle de piano. Nous avons eu chaud.


Reprise des cours de judo

29 septembre 2020

Les cours de judo au Judo Club Ensisheim reprendront à partir de mardi 8 septembre, aux horaires habituels. Les inscriptions ouvriront en même temps.

Cependant, certaines règles seront à respecter :

L’ensemble des judokas et accompagnants ne pourront pénétrer dans le duopôle sans porter de masque et ceux jusqu’à être monter sur le tatamis.

Il sera demander de se désinfecter mains et pieds avec du gel hydroalcoolique à chaque montée et descente du tatamis. Le gel sera fourni par le club.

L’ensemble de ces règles est visible en suivant le lien suivant : https://www.judograndest.fr/wp-content/uploads/2020/08/PROTOCOLE-RENTREE-20.pdf

A très très vite sur le tatamis !

Le Judo Club Ensisheim 🥋


Sortie du 25 Mai 2020

4 juin 2020

1 ère sortie du Club, après le confinement !

Ciel bleu peu de vent, nous nous sommes dirigé vers la monté d’Osenbach.

Les sensations ont été vite retrouvées. Merci au groupe présent pour cette sortie.


CENTRE AERE 2020… EN ATTENTE

17 mai 2020

Bonjour à tous.
Quelques parents commencent à nous faire des mails pour demander si le centre pourra ouvrir.
Alors voici les dernières informations :
bonne nouvelle, nous avons réussi à constituer les 2 équipes d’animation pour juillet et août.
Nous ne pourrons cependant pas faire ni vous envoyer en avance de programme comme les autres années. Le programme dépendra avant tout du nombre d’enfants présent, des contraintes qui nous seront imposées et des activités extérieures qui nous seront autorisées… ou pas…
Effectivement à ce jour nous attendons encore l’autorisation d’ouverture des centres aérés. Visiblement les prochaines annonces sont attendues pour début juin.

Nous ne pouvons donc pas encore vous donner non plus de dates d’inscriptions.
Nous vous en informerons dès que possible : via notre page, via les voies de communication de la mairie et par voie d’affichage.
Une information sera envoyée par mail à ceux qui nous contacteront.

Cette année sera une année spéciale à tous les niveaux et nous ferons de notre mieux pour être présents et proposer des activités à vos enfants dans les meilleures conditions.

Nous pouvons cependant déjà confirmer que le nombre de place au centre aéré sera limité à 40 enfants maximum par semaine au vu des conditions et mesures sanitaires à mettre en place si nous devions avoir l’autorisation d’ouvrir.

Merci 🙏 pour vos partages et votre présence.

À très bientôt pour la confirmation d’ouverture … espérons et croisons les doigts..🤞🏻


FCE : Un titre à l’aube du 90ème anniversaire ?

21 mars 2020

A l’aube de ses 90 ans, le club et ses responsables rêvent d’un titre ou au moins d’une montée.

Tout baigne au F.C.E., serait-on tenté de dire, au vu du déroulement de la dernière assemblée générale du club, une assemblée générale qui, a relevé le président Gilles Fischer, « marque l’entrée du club dans son 90e anniversaire ». Alors pourquoi ne pas s’offrir comme cadeau un titre ou au moins une montée à l’échelon supérieur en fin d’année ?

Gilles Fischer a aussi relevé que, depuis six ans, le F.C.E. s’est attelé à sa pérennisation, dans un contexte de modification profonde du paysage footballistique. Cette pérennisation s’est faite en trois temps : la pose des fondements sous la houlette de Fabrice Hanser ; le développement, en cours, qui permet d’accueillir tous les niveaux, des pitchounes aux vétérans ; et un travail de structuration qui a permis de franchir le cap de 200 licenciés, avec un budget multiplié par deux au cours des deux dernières années.

Autres volets : la féminisation et la professionnalisation. La féminisation a été amorcée et reste le principal axe de développement sur les prochaines années. La professionnalisation, avec deux contrats de service civique et deux d’apprentissage, a encore estimé le président, a été un levier essentiel du développement du club. Le FC Ensisheim a été le plus petit club de la région Grand Est à se lancer dans une procédure qui permettra d’aller encore plus loin, avec l’emploi d’un coordinateur sportif en CDI, grâce au soutien de la Ville.

Les résultats suivent, en particulier chez les jeunes

Conclusion : le FC Ensisheim va bien grâce aux partenaires, aux joueurs, aux parents et à une équipe de bénévoles exceptionnelle, qui ont consacré plus de 7 000 heures de bénévolat au club.

Du coup, les résultats suivent, notamment chez les jeunes, avec les U13 et les U15 qui montent en promotion. Les séniors n’ont pas atteint l’objectif fixé. Ce sera peut-être le cas cette année.

Le club a organisé des stages pour les jeunes tout au long de l’année, pour faire progresser le recrutement. Les manifestations hors championnat ont été couronnées de succès : futsall, tournoi du 1er mai et nouvelle participation aux Sablofolies, de même que la collecte de jouets pour Noël et l’organisation du match France-Brésil pour le Rotary.

Par ailleurs, le club a obtenu le label « Espoir » de la Fédération française de football pour le travail en direction de féminines.

Tout cela a pu être réalisé grâce à des finances saines et un bilan positif présenté par la trésorière, Geneviève Gricourt-Weber. Cela permettra aussi de poursuivre la structuration du club, de définir son projet, de fidéliser joueurs, dirigeants, éducateurs et bénévoles, de fêter dignement le 90e anniversaire et de développer le numérique pour faciliter la communication.

Au nom de la Fédération des associations d’Ensisheim, Manuel Meyer a félicité le club pour sa bonne gestion et l’a invité à profiter de la plate-forme Internet de la F.A.E., tandis que Christophe Sturm, adjoint, a félicité le groupe pour la tenue des infrastructures et l’a assuré que la Ville sera à ses côtés pour le 90e anniversaire.


Le F.C. Ensisheim dans le top 100 des clubs en terme de licenciés dans le Haut-Rhin !

21 mars 2020

Le site Actufoot a recensé cette saison le nombre de licenciés, club par club, afin d’établir un top 100 dans le Haut-Rhin.

Le F.C. Ensisheim se classe à la 40ème place !

Franchissant un bond de la 53ème à la 40ème place en une saison, le club a le plaisir de compter cette saison 225 licenciés.

Un grand merci aux éducateurs, bénévoles, parents et joueurs sans qui cette progression aurait été impossible !

Le classement général dans le lien ci-dessous:

http://www.actufoot.com/68/retrouvez-top-100-licencies-haut-rhin/


INFORMATIONS

21 mars 2020

Suite à l’évolution du COVID-19 , l’ensemble des cours de Judo de notre club seront annulés jusqu’à réouverture des écoles.

Merci de votre compréhension.

Le Judo Club Ensisheim


ANNULATION EVENEMENTS

8 mars 2020

Bonjour à tous,
Compte tenu de l’évolution concernant le covid-19 (coronavirus) sur notre département et les risques potentiels que nous pouvons rencontrer par rapports aux dernières informations que nous avons, le judo club d’Ensisheim à décider de prendre certaines mesures:

  • Annulation de l’Assemblée générale du judo-club d’Ensisheim du 6/03/2020 à 20h15. Une nouvelle date sera proposée courant avril.
  • Annulation de la soirée familiale du 21/03/2020 (en concertation avec l’accordéon club, avec qui nous devions partager la salle sur le week end). Il n’y aura pas de nouvelle date pour cette soirée

Bien à vous,

Boris WENDLING Président du judo club d’Ensisheim


PAELLA ROYALE 15 MARS

8 mars 2020

Dimanche 15 MARS 2020
A Ensisheim A partir de 12h

23€ par personne (Enfant 6 à12 ans 10€) sur réservation, avant le 09 Mars

Déjeuner dansant,

Sangria,

Paella Royale à volonté

Café, dessert

animé par CHRIS MDX

MIDI MIX MUSIC

Renseignements / Inscriptions  :

gym-elisatia.com – 06.82.58.82.02


Cérémonie du 75ème anniversaire de la Libération d’Ensisheim le vendredi 7 février 2020.

12 février 2020
Cérémonie commune d’Ensisheim et Réguisheim
Lecture de l’ordre du jour du Général Morlière par le Président de l’UNC Ensisheim
Lecture de la citation de la ville avec attribution de la Croix de Guerre par M Le Maire d’Ensisheim

Lecture des noms des 42 soldats tombés lors de cette bataille de libération par les élèves de l’école primaire Les Prés Fleuris.



Trophée du mérite sportif 2019

12 février 2020

Mardi 11 février 2020 était organisée à Ensisheim pour la neuvième année consécutive une soirée dédiée au mérite sportif. Lors de cette soirée, les athlètes et encadrants méritants des différents clubs sportifs de la ville ont été récompensés tant pour leurs résultats que pour leur engagement au profit de la dynamique sportive.

A cette occasion, l’équipe des U10 de la saison 2018/2019 du club de rugby d’Ensisheim a été récompensée pour sa belle progression et pour sa place de vice-championne du Haut-Rhin. Chaque joueur s’est vu remettre une médaille par M. le Maire tandis que leur éducateur a reçu pour toute l’équipe un trophée du mérite sportif 2019 !

Félicitations à l’équipe et au club pour cette récompense bien méritée !


ASSEMBLEE GENERALE

10 février 2020

Le samedi 2 février 2020, nous avons eu notre assemblée Générale au Palais de la Régence d’Ensisheim. M. LAVALARD Christian Président du CODEP 68, M. MEYER Manuel Président de la FAE.

L’ensemble des membres du Cyclo Club étaient présents. Une réflexion a été faite par rapport au VAE (vélo d’assistance électrique) Nous en croisons de plus en plus sur les routes de notre Département.


Conférence du 28 janvier 2020 par M. Patrick Unterstock

8 février 2020

Conférence du 28 janvier 2020, palais de la Régence, Ensisheim,

par M. Patrick UNTERSTOCK

Les usages de l’Ill entre Colmar et Strasbourg

(navigation, pêcheries, moulins).

M. Patrick UNTERSTOCK

C’est dans la salle du Palais de la Régence mise à disposition par la ville d’Ensisheim que s’est déroulée la 1ére conférence de la Société d’Histoire d’Ensisheim de l’année 2020.

Une soixantaine de personnes sont venues écouter la conférence de Monsieur Patrick Unterstock, batelier professionnel et calfat à Muttersholtz.

Dans un premier temps, le conférencier a évoqué le rôle important de la rivière Ill au fil des siècles.

 L’Ill, qui traverse l’Alsace du Sud au Nord, déroule ses longs méandres sur plus de 200 kms, avec un dénivelé de 142 mètres (la hauteur de la cathédrale de Strasbourg), avant de se jeter dans le Rhin (actuellement) à Gambsheim.

Alimentée par 908 affluents, dont les plus importants sont la Largue, la Doller, la Thur, la Lauch, la Fecht, la Weiss, la Lièpvrette, le Giessen, l’Andlau, la Bruche, la rivière est également nourrie dans la région de Sélestat par des résurgences de la nappe phréatique dont la température constante, été comme hiver, est de 10-12° C.

A certaines périodes de l’année, l’Ill est en crue, à d’autres elle peut être à sec et disparaitre en partie dans le sous-sol, et alimenter à son tour la nappe phréatique. En été, à certains endroits, l’Ill est profonde de plus de 4 mètres, à d’autres, le fond n’est que de 10 cm…

A l’époque romaine étaient déjà mentionnées les villes d’Argentovaria (Horbourg-Wihr), Elvetum (Ehl-Benfeld), Argentoratum (Strasbourg), toutes situées sur les rives de l’Ill. Les romains naviguaient donc déjà sur la rivière… essentiellement depuis Horbourg jusqu’à Strasbourg.

L’origine du mot « Alsace » proviendrait du mot « Ill » (« Ell-sass« , le lieu où est assise l’Ill), de même que certains noms de localités (Illzach, Illfurth, Illhausern, Illkirch, Elsau…). Mais cette explication est trop simpliste voire incompatible avec la linguistique.

Au Moyen Age, le commerce y était intense, ainsi que les activités de pêche et meunerie.

En 1332 fut crée la corporation de l’Ancre à Strasbourg, qui regroupait les bateliers.

En 1404, le Syndicat de l’Ill (Illgenossen ou Ilsassen) voit le jour, des chartes de constitution sont élaborées (Illordnung) ; des visites annuelles (Illbesichtigung ), avec procès verbaux, sont alors instaurées en présence des professionnels concernés, des villes et des seigneurs riverains.

Plusieurs villes ellanes possédaient leur Ladhof (bassin portuaire) : Colmar, Sélestat, Strasbourg. Des réglementations se sont imposées très tôt pour prévenir les conflits ou tenter de les régler car les intérêts des différentes corporations étaient bien souvent antagonistes ; il est fait état dans les écrits, de conflits plus ou moins violents entre les meuniers et les bateliers.

En effet, dans le lit navigable, les bateliers exigeaient un passage de 22 à 28 pieds (soit 7-8 m) sans encombres. Ils accusaient les pêcheurs d’entraver l’écoulement normal avec des digues formées de pieux et fascines. Aussi, ils étaient constamment en conflit avec les meuniers qui détournaient à outrance le débit de l’Ill aux biefs en faveur de leurs moulins.

Pour favoriser les activités des professionnels, une organisation spécifique a dû être mise en place pour le nettoyage régulier des berges, le ramassage des objets indésirables (souches, troncs d’arbres..). On a essayé de normaliser les pertuis, d’aménager les écluses, les biefs, renforcer les berges, couper les méandres , installer des systèmes de cabestan…

En ce qui concerne les pêcheries, le poisson était abondant et les espèces variées : des lottes de rivière, barbeaux, anguilles, écrevisses… On pêchait au filet, à la nasse (Wartloff), au carrelet (Sitzberen), avec des digues (Fach), à la balance…

Il existait des droits de passage ou de pontenage et 4 péages perçus à 4 endroits : Illhaeusern, Sélestat, Ebersmunster, Graffenstaden, au profit des villes et des seigneurs locaux.

Au 16ème siècle, le commerce y était florissant ; les marchandises transportées étaient de tous ordres, mais l’Alsace exportait surtout des vins (un foudre ou Fuder strasbourgeois valait 1 200 litres) à destination de la Hollande et des pays Baltes. Un bateau de type rhénan (Lauertanne) pouvait emporter vingt à quarante foudres.

En retour, il était fréquent de retrouver sur les embarcations des produits comme le sel, des étoffes, du fromage ou des harengs.

A l’époque, le voyage entre Colmar et Strasbourg nécessitait 3 jours, mais il fallait 5 jours pour la remonte. Pour cette remontée, les embarcations étaient souvent halées par des hommes équipés de harnais appelés « bricoles », qui devaient s’épuiser à affronter les forces plus ou moins grandes des courants ainsi qu’aux installations de « Tich » où les cabestans étaient sensés faciliter le franchissement de ces seuils d’eau.

La navigation s’effectuait parfois de nuit et était plus ou moins intensive selon les saisons et les évènements (foires de Francfort ou de Strasbourg…).

Au 17éme siècle, après la Guerre de Trente ans, les contrôles de la rivière se sont espacés faute de moyens ; à l’époque, l’enceinte de la ville de Colmar est démantelée, celle de Sélestat est bastionnée… Avec la conquête de l’Alsace par Louis XIV, les échanges avec les pays du Nord européen s’étaient complexifiés en raison des oppositions du royaume de France avec celui du Saint Empire Romain Germanique et celui d’Espagne.

La navigation sur l’Ill s’est cependant poursuivie jusqu’au 19ème siècle avec les services des ponts et chaussées ; le transport des marchandises a ensuite été concurrencé par la construction du canal du Rhône au Rhin et la voie ferrée qui autorisaient des volumes plus importants.

La qualité de l’eau n’a pas toujours été optimale au fil des siècles, car les cloaques des villes, les tanneries, les effluents engendrés par les nombreuses écuries, les déchets de toutes sortes étaient déversés dans les rivières ; certaines espèces aquatiques toutefois pouvaient s’en accommoder…

Mais la pêche professionnelle s’est réduite, surtout après la 2ème guerre mondiale, par l’utilisation massive des engrais chimiques, des produits phytosanitaires, des métaux lourds qui, entrainés par les eaux de ruissellement, se sont révélés progressivement destructeurs des milieux aquatiques…

Dans la deuxième partie de son exposé, M. Unterstock nous fait part de ses activités professionnelles et de ses compétences en matière de construction d’embarcations.

Il est le dernier constructeur de bateaux à fond plat (appelés plates) et perpétue une tradition en voie de disparition. Il a acquis le savoir-faire par la transmission auprès d’un ancien qui le détenait encore, et en reproduisant à l’identique les constructions d’antan. Dans son atelier de Muttersholtz, M. Unterstock construit à la demande des plates de 5 à 12 et même 14 m de longueur.

Lors des nombreuses questions qui lui ont été posées, le conférencier a expliqué qu’il choisissait lui même avec soin les arbres, avant de les faire couper, les faire scier, les faire sécher, avant qu’ils ne deviennent matériaux de construction.

L’essence utilisée est le pin sylvestre, ou le pin douglas, avec certains éléments en chêne. L’étanchéité (calfatage) est réalisée au moyen de roseaux appelés « massettes » (Knoschpe) et du chanvre. L’assemblage est fait à l’aide de clous forgés (autrefois de chevilles en bois). Tous les matériaux utilisés sont de provenance locale.

Certaines des réalisations de M. Unterstock sont utilisées par des particuliers qui ont passé commande, mais il est possible de voir les embarcations à Colmar, notamment dans le secteur de la Petite Venise, ou à l’Ecomusée d’Ungersheim.

Par ailleurs , M. Unterstock propose de Pâques à la Toussaint, au départ de Muttersholtz, des balades sur l’Ill.

Les sorties sont agrémentées d’anecdotes, et d’histoires sur la région, ainsi que sur la faune.

Les coordonnées de M. Patrick Unterstock sont jointes à ce texte.

A l’issue de la conférence et du débat qui s’en est ensuivi, la Société d’Histoire a offert comme de coutume une collation.


Remise de médaille à Raymond Miesch par la ville d’Ensisheim

20 janvier 2020

Dimanche 5 janvier 2020, lors des vœux du maire, Michel Habig a remis à Raymond Miesch, une médaille pour son engagement au quotidien pour le club et plus largement au profit de la vie associative de la ville ! Une récompense bien méritée pour notre président du Rugby Club Ensisheim !
Un grand merci à lui pour son dévouement de tous les instants !


Retour sur les tournois à Ensisheim

18 décembre 2019

Le 16 novembre 2019 avait lieu à Ensisheim le tournoi des écoles de rugby pour les catégories U6, U8 et U10. Puis le 07 décembre c’était au tour des U12 du département de se retrouver au stade de l’avenue Foch pour une rencontre riche en actions !

Retour en images sur ces tournois

Les U6/U8/U10

Les U10


Conférence du 15 octobre 2019 par Mme Ségolène PLYER : « de l’Alsace au Banat et retour. Deux cents ans de migrations méconnues ».

13 novembre 2019

C’est dans la salle de la Régence que la municipalité d’Ensisheim avait une nouvelle fois mise à la disposition de la SHE, que s’est déroulée le 15octobre dernier  la conférence de Mme Ségolène PLYER, maitresse de conférences à l’Université de Strasbourg.

Dans le cadre d’une recherche en partenariat avec les universités de Fribourg,  Mme PLYER s’est penchée sur l’histoire du Banat et de sa population.

Au 18éme siècle, l’empire austro hongrois s’étend sur des territoires qui appartenaient à l’empire ottoman, vaincu, et vidé de ses habitants.

Pour les remplacer, et valoriser une région peu développée à l’époque, des populations originaires d’Alsace, mais surtout de Lorraine (villages de St Hubert, Ste Barbe, Charleville, Mercy..dans le pays messin) ont été encouragées à s’installer en Europe centrale.

Les nouveaux arrivants, en majorité catholiques, sont travailleurs et compétents, ils vivent  de leur travail en  mettant rapidement en valeur les terres qu’ils occupent.

A la fin de la 1ère guerre mondiale, l’Empire austro hongrois disparait, le territoire du Banat est partagé entre 3 pays  que sont actuellement  la Roumanie, la Hongrie et la Serbie (ex Yougoslavie).

Afin de conserver leur identité, les Banatais, se sentant peut-être déjà menacés, avaient  tenté à l’époque de fonder un département français…(démarche restée vaine)

La population ont continué à prospérer  jusqu’à l’avènement de la 2ème guerre mondiale, contraignant 50 millions de personnes à se déplacer.

De langue et de culture germanophones,  les Banatais ont été menacés en 1944 dans leur région d’origine par les forces de Tito, ainsi que par l’Armée Rouge, qui a tenté de conquérir les territoires depuis l’Europe du sud-est vers l’Autriche.

Rejetés par la France, méprisés par les Allemands, et menacés d’être internés dans les camps soviétiques, ils ont été condamnés à l’exil qui les a conduits en Autriche, en Allemagne…

Des personnalités comme l’ancien maire de Metz, Raymond MONDON, ainsi que  Me ROSAMBERT , juriste à Nancy, ont souhaité défendre la cause des Banatais.

Mais c’est surtout grâce à l’intervention d’un homme d’exception, Robert SCHUMAN, Président du Conseil Français en 1947,  sensible à la demande de Jean LAMESFELD président de l’association des Banatais, que la France a pu accueillir dès 1948  10 000 personnes déplacées dont une majorité originaire du Banat.

De plus, la France, qui était en pleine reconstruction,  manquait de main d’oeuvre, ainsi que de travailleurs qualifiés.

Les Banatais,  dont certains avaient de hautes compétences, notamment en agronomie, ont été vite reconnus  pour leur valeur. Ils se sont intégrés très rapidement dans la population, principalement en Alsace (dans  l’agriculture et les vignobles notamment).

Cependant, une partie des Banatais (400 personnes environ) s’est installée dans la région d’Avignon, et a repeuplé le village de La Roque sur Perne dans le Vaucluse.

Un débat  passionné, et chargé d’émotions et de souvenirs a suivi la conférence.

De nombreuses personnes dans la salle, qui venaient d’Ensisheim et des environs (Soultz,  Guebwiller, Réguisheim, Lautenbach..)  et descendant de familles Banataises, étaient présentes, et ont pu témoigner de leur histoire encore bien vivante.

Mme PLYER a été particulièrement attentive à ces échanges, susceptibles d’enrichir ses connaissances sur le sujet…

A l’issue des débats une collation a été offerte.



DERNIERS ÉVÉNEMENTS À ENSISHEIM EN IMAGES


Metéo sur ensisheim

Bonne fête aux :

La fête du jour sur votre site avec fetedujour.fr